démantèlement des centrales nucléaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 22 juillet 2016

Briitte CHEVET 0 l'école des filles, au Huelgoat le Dimanche 30 juillet

Bonjour

Au Huelgoat tous les dimanches d'été, des conférences sont proposées aux curieux à l’Ecole des filles, ce lieu de culture en Centre Bretagne.
Le 30 juillet, je vais y parler de nucléaire, et de tas de sujets connexes,

 à partir de mes différents films tournés sur le sujet:

L’affaire Plogoff, Brennilis,
la centrale qui ne voulait pas s’éteindre,

et enfin le prochain, les Voleurs de feu.
Ce dernier paraîtra en septembre et traite du photovoltaïque,

et de son destin très contrariée en France.
Brigitte CHEVET

dimanche 10 juillet 2016

CLI du 7juillet 2016 : De mal en pis

resines2.jpg

Je cite les termes du communiqué de l'ASN :

"L'ASN considère que les conditions de sureté pour la poursuite des activités de démantèlement partiel du site des Monts d'Armée se sont révélées "en retrait".

Le 23 septembre 2015, un incendie est survenu sur le chantier de démantèlement des échangeurs, alors en phase finale de repli, et a été pris en compte dans le cadre du plan d’urgence interne du site. Le chantier de démantèlement des échangeurs et le chantier de démantèlement de la station de traitement des effluents sont interrompus depuis lors. L’ASN relève que les analyses préalables et la prise en compte spécifique du risque d’incendie pour la réalisation de ces phases d’activités étaient insuffisantes. L’ASN a demandé à EDF d’engager au plus tôt toutes les actions visant à revoir l’ensemble des dispositions organisationnelles et humaines mises en œuvre pour maîtriser les risques liés aux travaux par point chaud sur les chantiers de démantèlement. Le chantier d’assainissement et de démolition de la station de traitement des effluents a été interrompu à plusieurs reprises, notamment à la suite de la chute d’un matériel de tri des gravats. Par ailleurs, l’ASN a vérifié le respect, globalement satisfaisant, des engagements pris par EDF à l’issue de l’inspection réalisée en 2014 concernant la gestion de l’aire de déblais et le respect des conditions liées à la gestion des eaux contaminées sur le site. L’ASN a reçu le plan de gestion des terres situées sous l’ancienne station de traitement des effluents et attend qu’EDF lui soumette un nouveau dossier en vue du démantèlement complet de l’installation."

En langage courant cela veut dire que les consignes les plus élémentaires n’ont pas été respectées et que le chantier est « interrompu ». Pour autant le système de fonctionnement n’est pas remis en cause et doit reprendre dès que possible « pour ne pas prendre de retard".

Une attitude qui nous inquiète puisqu’il est demandé de prolonger de deux ans ce chantier, qui devait se terminer à la fin du mois, et de produire un projet de démantèlement total, sans donner d’appréciation sur les risques encourus par la population et par les opérateurs, par une telle méthode de travail.

vendredi 25 septembre 2015

l'incendie du 23 septembre 2015

L’incendie de Brénnilis : Aucun accident nucléaire n’est anodin

Les divers communiqués officiels sont rassurants comme d’habitude et la situation qualifiée de « sans risques ». Pourtant aucun accident nucléaire n’est « sans risques », comme le prétend la Préfecture. Il reste à Brénnilis la cuve du cœur de la centrale, certes sans combustible et sans modérateur, la Station de Traitement et d’Epuration et les échangeurs sont en chantier, et la contamination nucléaire subsiste donc en de nombreux endroits.
Celle-ci est plus nocive que l’irradiation. Le temps de réponse est seulement plus lent et, comme d’autres atteintes à la santé, elle ne devient parfois mortelle qu’au bout d’une vingtaine d’année.
Nous ne souhaitons mettre personne sur le banc des accusés, mais tirer les leçons d’un incident, sur lequel on va très vite tenter de passer l’éponge, afin que le personnel exécutant, et peut-être l’environnement, n’en aient pas à en souffrir d’une façon endémique.
L’incendie survenu le 23 septembre à 15h, a duré une heure et demie. C’est conséquent et rare, parce que très dangereux en zone contaminée ou les produits radioactifs peuvent se vaporiser rapidement et causer de gros dégâts. Les moyens sont habituellement importants sur place et les préventions très étudiées.
Le représentant associatif de la CLI qui avait assisté au dernier exercice sur le site avait été critiques sur les conditions d’intervention, forcément extérieure et moins préparées.

Il semble que le feu ait pris dans l’atelier de découpe des échangeurs, où les opérateurs étaient peu nombreux, équipés de scaphandres et en zone contaminée. Les moyens d’intervention contre le feu devaient y être restreints et les moyens d’intervention de l’extérieur difficiles à déployer, sans s’exposer les opérateurs à une contamination externe et interne.
C’est une situation fréquente en déconstruction. L’atelier de découpe des échangeurs, où le plafond a fondu, semble être fortement détérioré, puisque fabriqué en matières plastique et en plexiglass. (Nous avions été très critiques lors de sa construction).

On signale assez souvent ce genre d’incendies « sans conséquences » dans de nombreuses centrales. Les rapports d’expertise ne sont jamais publiés.

Nous allons donc observer les enquêtes en cours, que nous espérons moins lénifiantes et plus détaillées, que les premiers communiqués, probablement coordonnés, faits par EDF, l’ASN, la Préfecture et le Conseil Général du Finistère.

Concernant les contaminations chimiques et nucléaires subies par les intervenants, nous souhaitons que les résultats des examens complémentaires soient aussi publiés, les mesures immédiates et sommaires négatives, étant souvent contredites par les examens postérieurs plus approfondis, lorsqu’ils sont publiés.

Enfin nous demandons que soit mise en place une véritable filière du démantèlement dotée de moyens humains et du matériels spécialisés et non soumise aux aléas des strates nombreuses de la sous-traitance incontrôlée.

jeudi 5 mars 2015

dernière nouvelles du démantèlement

Rappel : La centrale de Brénnilis, construite en 1962, était un prototype industriel qui a produit 6,235 TW soit environ l’équivalent de 10 ans à pleine puissance. Connectée au réseau en 1967, elle est arrêtée en 1985.

Depuis le démantèlement est en cours.

Arrêté lui aussi en 2007.il a repris en 2011. Des centaines de M3 de terre contaminée ont été enlevé de l’ancien canal de rejets et transportés aux centre de stockage de Soulaines et de Morvilliers, dans l’aube, sans que la trace de la centrale soit totalement effacée. Les échangeurs de chaleur ont été découpés et sont expédiés eux aussi, par morceaux, au CIRES de Morvilliers, sans être décontaminés, et stockés entre deux couches de sable, sous contrôle pendant 30 ans pour être "remis à la nature dans 3 siècles.... La Station de Traitement des Effluents (STE) est en cours de démontage, après qu’un nouveau bâtiment ait été construit, pour que le sol soit assaini profondément.

Le « CIDEN », service de démantèlement des centrales EDF, a convenu qu’il ne recommencerait pas à travailler comme à Brénnilis et prépare une nouvelle procédure, sans doute adossée à des moyens plus élaborés, pour démanteler les 58 centrales qui vont arriver en fin de vie .

Rappelons que le projet de Lois sur le changement climatique qui sera votée cette année, prévoit de les remplacer en équivalence des 63 GW nucléaire existants, par d’autres centrales.

Le démantèlement a déjà coûté un demi milliard jusqu’à présent. La CLI (commission Locale d’Information) se réunit trop discrètement, à huis clos, sous la présidence du Conseil Général. Les élus ont la majorité absolue. Elle ne joue pas son rôle d’information et laisse à EDF les coudées franches pour ses transports, ses rejets dans le lac et ses enfouissements.

A la question évoquée à la dernière CLI a reçu des réponses surprenantes : EDF ne communique plus sur le coût. La phase 3 (démantèlement total) est remise a une date ultérieure et le « retour à l’herbe » reconnu impossible. Le site restera industriel, propriété EDF, « ad vitam æternam ».
Michel MARZIN

samedi 24 novembre 2012

Brénnilis : toujours d'actualité en 2016

pour lire, cliquer sur les images :

couleur-pg1-2_Page_1.jpg

mardi 20 novembre 2012

Brénnilis

Le 4 décembre, réunion de la CLI, à 17h, à Quimper :
Nuc_6_couleur_Page_2.jpg

vendredi 3 août 2012

un chantier spectaculaire

ChantierSi vous passez par Brénnilis, allez voir le chantier d'assainissement du chenal de rejet qui longe la clôture, près de la route qui mène à Braspart (à gauche avant l'ancienne entrée de la centrale). Le décapage est impressionnant, bien que EDF ait communiqué que les produits, trouvés par la CRIIRAD, soient inoffensifs. Vous trouverez ci dessous un lien vers une vidéo donnant une idée du travail.

https://www.dropbox.com/sh/t4lpkg23366paip/nzK4FGhENH

samedi 4 février 2012

Réaction en chaine

Complément aux réponses faites au cours de la réunion du 2 février 2012 à Suscinio, Ploujean sur le rôle de l’eau lourde.

EL4 était le prototype industriel d’une nouvelle filière de « chaudière nucléaire » qui devait remplacer la filière graphite-gaz dont plusieurs réacteurs avaient été construits à Marcoule (CEA) et à Chinon (EDF) . Dans cette nouvelle filière, l’eau lourde devait remplacer le graphite comme modérateur pour obtenir un meilleur rendement et permettre de n’utiliser que de l’uranium naturel comme seul combustible. Le caloporteur (qui transmet la chaleur pour produire la vapeur) était le gaz carbonique à 60 bars de pression.
Rôle du modérateur : pour qu’un neutron « casse » un noyau d’uranium, il doit le percuter à une vitesse contrôlée très inférieure à la vitesse qu’il a la sortie du corps instable qui l’a produit (proche de la vitesse de la lumière : lorsque la vitesse est trop grande, le neutron rebondit sans casser).reaction_en_chaine.jpgAu cours de ce « ralentissement » un nombre trop important de neutrons étaient perdus dans le graphite, l’eau lourde a un meilleur rendement. Dans les 58 réacteurs actuellement en service, c’est l’eau légère (naturelle), qui sert à la fois de ralentisseur et de caloporteur. Ce qui nécessite un combustible plus enrichi en uranium 235.
Pour que cette filière fonctionne, il fallait mettre au point un gainage des pastilles d’uranium fritté qui soit très peu absorbant. Le premier chargement utilisait de l’inox, le second du zirconium (actuel gainage du combustible des 58 REP). L’alliage n’ayant pu être mis au point et la filière s’avérant extrêmement polluante en tritium, le projet fut abandonné au cours de l’étude du second réacteur de 400 Mw qui devait être construit à Brénnilis.
Je me souviens d'avoir fait une note demandant que les opérateurs devant intervenir dans le réacteur soient équipés de tenues étanches et d'appareils respiratoires autonomes.
J’espère avoir mieux répondu à la question que je n’avais pas complètement traitée dans le « feu de l’action », pardonnez moi.

vendredi 23 décembre 2011

Le retour des habitants se prépare à Fukushima ?

Zone FukushimaCe titre dans les quotidiens ce matin (23 déc.) pourrait faire croire que les réacteurs étant maintenant « refroidis », le risque diminue pour les habitants de la région de Fukushima. Un «coup de Com » réussi du lobby nucléaire.

En fait la nouvelle carte du zonage d’évacuation de Fukushima, pose à nouveau le problème des risques réellement subis par la population japonaise. Les unités physiques normalement utilisées pour tenter d’évaluer ces risques sont le Gray pour l’irradiation et le Becquerel pour la contamination. Or les doses sont presque toujours exprimées en Sievert, unité "virtuelle". Cela veut dire que l’on utilise des équivalences, sans donner les références des formules d'évaluation et des différents coefficients. On s’en tient presque toujours à la radioactivité et on considère que la contamination est négligeable. Cela a conduit, après Tchernobyl, à publier des bilans donnant une mortalité qui varie de quelques dizaines à un million de décès, par des organismes ayant des références scientifiques tout aussi sérieuses. Les principales victimes de ces controverses sont les enfants, qui sont beaucoup plus sensibles aux rayonnements et aux contaminations. On a encore en mémoire ces regards d’enfants Ukrainiens qui semblaient nous demander « qu’ai-je fait pour mériter ce châtiment ! ». Toutes ces batailles de physiciens sont ennuyeuses et nous zappons, laissant le champ libre aux truqueurs, mais surtout, nous accentuons notre propre risque puisque nous habitons la zone la plus nucléarisée au monde.

samedi 12 novembre 2011

L'impact sanitaire du nucléaire intervient aussi dans la crise économique : environ 2 000 milliards d'Euros en Europe

combustibleConséquences de Tchernobyl
par Alison Katz, Le Monde Diplomatique, décembre 2010.En dissimulant aux populations les conséquences sanitaires et écologiques de l’accident de Tchernobyl, les dirigeants des grandes puissances participent à la désinformation cinquantenaire dont bénéficie l’industrie nucléaire, aussi bien civile que militaire (1). Cette stratégie, car c’en est une, est coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), porte-parole de l’establishment nucléaire, grâce à la promotion d’une pseudo-science (2) sur les effets des contaminations radioactives. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en est, hélas, partie prenante, du fait de l’accord signé en 1959 entre les deux agences. Ce document interdit à l’OMS d’informer les populations sur les effets des rayonnements ionisants pour les humains sans l’aval de l’AIEA. En janvier 2010, toutefois, l’Académie des sciences de New York (NYAS) a publié le recueil le plus complet de données scientifiques concernant la nature et l’étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l’environnement à la suite de l’accident de Tchernobyl. Cet ouvrage met à la disposition du lecteur une grande quantité d’études collectées dans les pays les plus touchés : la Biélorussie, la Russie et l’Ukraine (3). Les auteurs estiment que les émissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies, soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki ; que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l’accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Des 830 000 « liquidateurs » intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts.
Beaucoup de ces hommes et femmes ont reçu, souvent sans protection, d’énormes quantités de rayonnements et ont inhalé des poussières fortement chargées en isotopes de l’uranium. L’OMS et l’AIEA avaient présenté, en 2005, un bilan d’une cinquantaine de morts parmi les liquidateurs et jusqu’à 9 000 décès « potentiels, au total », attribuables à la contamination radioactive — et ce uniquement parmi les populations les plus affectées de Biélorussie, d’Ukraine et de la Fédération de Russie… Des milliers d’études ont mis en évidence dans les pays touchés une augmentation sensible de tous les types de cancer, ainsi que des maladies des voies respiratoires, des affections cardiovasculaires, gastro-intestinales, génito-urinaires, endocriniennes, immunitaires, des atteintes des systèmes lymphatiques et nerveux, de la mortalité prénatale, périnatale et infantile, des avortements spontanés, des malformations et anomalies génétiques, des perturbations ou des retards du développement mental, des maladies neuropsychologiques et des cas de cécité. Si les conséquences sanitaires et environnementales laissent les technocrates de marbre, la facture économique finale, elle, devrait les émouvoir. Pour les vingt premières années, les dépenses directes provoquées par la catastrophe pour les trois pays les plus touchés dépassent 500 milliards de dollars, ce qui, rapporté au coût de la vie dans l’Union européenne, représente plus de 2 000 milliards d’euros. Autant, donc, sinon plus, que le coût de construction de toute l’infrastructure nucléaire mondiale !
Alison Katz
Centre Europe - Tiers monde (Cetim), Genève ;
fonctionnaire internationale à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pendant dix-huit ans.

mercredi 12 octobre 2011

Notes sur le démantèlement de Brénnilis

Brénnilis (Finistère)STE

Prototype industriel 250 MW Thermiques, (70 Mwe) pas prêt, sur une filière dangereuse, mais militairement intéressante (Tritium, Pu). Divergence en 1966. L’équipe enthousiaste des années 60 a payé cher son investissement. - Il y a eu des morts par contamination : tritium sous évalué (5,7 Kev). - Les conditions de travail sur les chantiers nucléaires se sont dégradées Le partage des doses des années 60 s’est transformé : - Introduction technique des intérimaires de la navale de Brest. - Introduction économique des intérimaires « chargés de chantier » « sous contrôle » - Dégradations des conditions de travail (facteur 8 à 10 des profits pour les entreprises) - Mauvais suivi et mauvaise protection sociale des agents.

Le démantèlement de Brénnilis

Commencé en 1985, après l’arrêt de la centrale, par la M.A.D. et la phase1 : - Vidange des 2 000 éléments combustibles (31 tonnes) - Contrôle, mise en conteneur et évacuation du stock (60 tonnes) vers Cascad à Cadarache, par chemins de fer. - Vidange des 100 tonnes d’eau lourde, épuration à Grenoble et stockage à Cadarache (ITER) - Mise en sécurité et démontage des circuits pas ou faiblement contaminés.

En 1996, l’arrêté autorisant la phase 2 est signé, avec enquête publique, et les travaux de démantèlement des circuits eau lourde (le four de Marcoule (explosé) a été commandé et financé en partie par Brénnilis pour cela) et des bâtiments de commande (BCB), de stockage du combustible (BCI), du « cimetière » de déchets solides et du bâtiment de traitement de Effluents (STE). Elle doit durer 2 ans. En 2006, contre toute attente, puisque le démantèlement total n’était envisagé qu’après 2050, comme dans les autres pays nucléarisés, le décret de démantèlement total (phase 3) est signé. Les circuits du cœur du réacteur (la cuve en inox fait 4,5m de diamètre) génèrent actuellement une dose mortelle, si la protection périphérique de 4,5 m est démontée. Le nucléide principal (le cobalt 60) décroit de moitié tous les 5,2 ans. Il est donc urgent d’attendre… Le coût du démantèlement est alors évalué à 482 Millions d’Euros contre 300 prévus au départ. La cour des comptes s’en est émue.
La phase 2 n’est toujours pas terminée : la STE toujours en place et le canal de rejet, contaminé, est, par contre, ouvert au public : 10 ans au lieu de 2. EDF ne donne pas les raisons du retard !
En 2007, Sortir du Nucléaire Cornouaille attaque le décret en justice et obtient l’arrêt des travaux.
En 2010, L’enquête publique conclu à un avis défavorable sur le projet de phase 3 d’EDF. (Le Conseil Général du Finistère, PS, a donné un avis favorable au vu du même rapport, avec 10 pages de réserves)
En 2011, un nouveau décret est sorti pour reprendre la phase 2, mais il comprend le démantèlement des échangeurs, jusque là compris dans la phase 3. EDF continue à tricher !

Le démantèlement est une pompe à fric

Le marché mondial, évalué en 2008 par Hervé Kempff (Paru le 2/10/08 dans Le Monde) à Mille Milliards de Dollars. (Moitiè militaire, moitié civil)

Le chiffre d’affaire, en progression, devrait être de 5 à 6 milliard par an.

Les Etats Unis ont provisionné 22 Milliards de dollars , seuls 6 ont été retrouvés. La France a provisionné 24,8 Milliards d’Euros. (Qu’en reste-t-il dans les manipulations de garanties financières actuelles ?). Le flux est évalué à 5 à 6 milliards de dollars par an. C’est entre 50 et 60 milliards d’Euros qu’il faut provisionner puisque nos centrales ont dépassé les 25 ans d’âge. Il faut y ajouter le coût, l’entretien et la surveillance des stockages (Dits provisoires).

Note importante EDF « communique » sur la diminution de la dose d’irradiation intégrée par les travailleurs (en Siéverts, unité contestable, puisque affectée d’un coefficient au calcul contesté). Le plus grand nombre de morts (non pris en compte) est dû à la contamination dont les intervenants conservent les effets toute leur vie au contact direct des organes (les effets sont jugés inversement proportionnels au carré de la distance). L’irradiation cesse dès que l’on s’éloigne suffisamment de la source.

A Brénnilis la moitié (47%) des agents ayant travaillé « sous risque tritium » est décédée de mort précoce (avant 65 ans, critère médical). La Grande Bretagne et la Russie ont reconnu les mortalités dues au tritium. La France dit : pas de plainte judiciaire, pas d’enquête.

Les déchets

Seule l’Allemagne a commencé un stockage profond dans une mine de sel (à HASSE) réputée « inaltérable ». Elle a commencé le retraitement (très coûteux) à la suite d’infiltrations d’eau. En France un laboratoire existe, mais pour l’instant seuls des stockages provisoires sont en cours (ICEDA)

Risques sur les habitants et l’humanité

Les risques sont sous évalués : quel est la part du nucléaire dans les cancers qui vont doubler dans les 15 ans à venir ? Actuellement seulement 20 % des causes sont recensées. Les effets des radiations ionisantes n’ont été chiffrés que pour les utilisations médicales. La polémique sur les cancers de la tyroïde en Corse fera peut-être évoluer les positions. La mortalité précoce de la moitié des agents ayant travaillé à Brénnilis sur les circuits eau Lourde n’est pas pris en compte (la Grande Bretagne et la Russie ont reconnu le risque cancérigène de l’eau Lourde sur les travailleurs. Le Canada a recensé toutes les études existantes en 2010. La France a mis en place une commission à la suite e cette étude) La CIPR (Commission Internationale de Protection contre les Radiations) a indiqué en 1991 que toute dose de radiation est susceptible de générer un risque cancérigène. Les poissons plats de la Manche sont contaminés chez les Anglais, pas chez les Français. L’accident majeur était évalué à 1 sur 1 Milliard avant Three Miles Island.

Il y a 480 réacteurs dans le monde, au moins 4 ont eu un accident majeur.

L’exemple de Tchernobyl : entre quelques dizaines et un million de décès selon les sources ! Les enfants de moins de 3 ans sont les plus exposés (Ukraine) Le plan d’évacuation est insuffisant : l’exemple de Fukushima. Les familles des dirigeants ont été évacuées hors Japon dès le week end qui a suivi l’accident, les plus pauvres sont encore dans des secteurs contaminés, 7 mois plus tard. Le stockage temporaire n’est pas sécurisé : Le stockage de La Hague qui fuit, est à retraiter, Le H 3 (tritium), est détecté en dehors des silos à Soulaine.

Le risque majeur

Le risque de fusion du combustible incontrôlé existe sur nos 58 réacteurs C’est le Président de ASN, Claude LACOSTE, qui l’a dit : nos centrales sont du même type : refroidies à l’eau légère, gainées au zirconium. Le fait d’avoir plusieurs étanchéités présentes des avantages et des inconvénients, mais ne change rien au processus en cas d’arrêt du refroidissement (Feu d’hydrogéne). à 1800 degrés, le gainage fond A 2500 degrés les pastilles d’uranium fondent avec un risque de fuite du magma à l’extérieur de la cuve. Les rejets, indispensables pour éviter « l’effet Tchernobyl », stérilisent plusieurs dizaines de km (variables avec la météo), mais progressivement touchent tout le pays et s’inscrit dans un processus de contamination irréversible, même s’il diminue dans le temps, suivant les actinides (30 ans pour le césium 137).

Les solutions alternatives existent

Dès 1975, des Projets Alternatifs ont été Publiés : « L’électronucléaire en France » par la CFDT Le Projet Alter Français Le Projet Alter Breton. (1979), à la suite de l’accusation du « retour à la bougie » par les promoteurs de Plogoff. 30 ans après, les chiffres proposés pour une « Bretagne sans Pétrole et sans nucléaire » en l’an 2000, se sont avérés exacts. Seul la partie transport a « déplafonné » (doublement)

L’équipe du Projet Negawatt a écrit un processus équilibré et chiffré de sortie du nucléaire avant 2025. A la suite du Land de Fribourg, L’Allemagne a fait le choix d’investir massivement dans les énergies renouvelables et les maisons passives. 350 000 emplois non délocalisables ont été créés. Il devraient atteindre rapidement 550 000. Le GIEC estime que les ressources naturelles sont suffisantes pour faire face aux besoins de l’humanité sans produire de CO2. L’utilisation du pétrole existant est suffisant pour mettre le climat en grave difficulté : Hubert REEVE a dit devant 5 000 personnes à Morlaix : l’amorce de la disparition des mammifère est perceptible dans les analyse de variation du climat.

samedi 19 mars 2011

Une catastrophe nucléaire de plus !

décroissance combustible Après three Miles Island, on disait : on s'en est tiré, ça ne se reproduira plus. Après Tchernobyl, on a dit : les "russes" sont à la dérive, ils font n'importe quoi. Maintenant, on commence à dire : l'entreprise privée japonaise qui exploite le réacteur a fait n'importe quoi. En fait c'est une maladie endémique qui risque de perdurer !
Quand on sent que la situation est grave et qu'on nous "embrouille", la seule solution est de faire simple !
Des milliers de personnes vont mourir. soit rapidement sous l'effet de l'irradiation, soit à petits feux à cause de la contamination.
Ce sont les plus faibles, les plus démunis qui payent le plus lourd tribu. Les cadres dirigeants de l'énergie nucléaire au Japon avaient disparu le Week end dernier : ils étaient partis mettre leur famille à l'abri au Viet Nam, en Thaïlande ou plus loin.
Les plus exposés sont les enfants. Plus ils sont jeunes, plus ils vont être touchés. Et il y en a beaucoup qui sont restés dans la zone des 10 à 20 Km, ce qui est "criminel" : ils prennent des doses énormes, leur vie est gravement en danger.
Comment réagir ? : faire fonctionner notre intelligence ! : Pour nous bloquer on nous dit : "C'est compliqué, vous ne pouvez pas comprendre, faites nous confiance !" , et on nous sert des mensonges éhontés :
On nous donne des valeurs complexes mises au point sur des calculs truqués. Depuis 1945, toutes les normes sont contrôlées par un petit groupe qui les trafique : ne vous y fiez pas !
On nous dit : il n'y a pas d'autres solutions : c'est faux ! On nous a déjà fait le coup au moment de Plogoff, nous avons construit le Projet Alter Breton, pour mieux vivre sans pétrole (l'Amoco) et sans nucléaire (Plogoff). Le Plan n'était pas facile à mettre en oeuvre, il fallait évoluer, mais c'était possible : 30 ans après, les chiffres publiés se sont avérés justes et l'Etat commence à peine à mettre quelques mesurettes en oeuvre !
On raconte : ils veulent tout arrêter tout de suite et semer la paguaïe : ce n'est pas vrai! nous disons qu'il faut de 20 à 30 ans pour mettre en place une transition, avec des moyens énergiques, des crédits conséquents, tout de suite !
Pourquoi recule-t-on constamment l'échéance : pour le fric ! le nucléaire est une vache à lait pour un petit nombre et un fardeau pour la majorité ! Et malheureusement, il n'y a pas que les partis "dits de droite" qui temporisent !
Et enfin la plus grosse : on est les meilleurs, ça ne nous arrivera pas ! . C'est malheureusement faux, nous sommes les plus exposés au monde parce que les plus nucléarisés.
L'origine des explosions est connue : ce sont des feux d'hydrogène provenant de la surchauffe du combustible. Les causes sont multiples, on ne pourra jamais les éliminer toutes. Quand un feu d'hydrogène se déclare dans l'industrie, c'est un accident majeur, quand il se déclare dans 100 tonnes d'uranium, c'est l'enfer ! Celui qui s'en approche est un condamné à mort !
Sommes nous à l'abri de la pollution japonaise : malheureusement non.les 400 à 1 000 tonnes de radio éléments qui se dispersent au Japon soit dans l'air à chaque explosion, soit dans la mer lorsque l'on déverse du liquide de refroidissement, vont diffuser, elles ont déjà commencé à diffuser dans le monde entier. Bien sûr la quantité est très faible en France, mais aucune dose n'est inoffensive. et les effets ne sont pas uniquement fonction de la quantité : Nous réagissons suivant notre sensibilité génétique aux produits et cette réaction est variable suivant notre forme du moment. Bien sûr plus il y en a et plus c'est dangereux, mais la diffusion va continuer, la durée de vie des radio élément ne décroit vraiment qu'au bout d'un siècle et la décroissance dure 1000 ans sans jamais disparaitre. (voir la courbe verte ci-dessus).
Comment sortir de ce traquenard ? Exiger d'être informés, remettre en place la démocratie qui est la gestion collective de l'intelligence. On doit cesser de nous prendre pour des ânes et nous donner les moyens de connaitre les danger et de nous en protéger. Indignez vous dit Stephane HESSEL, c'est bien, mais devant la gravité de la situation,
Réagissez ! ayez confiance en vous ! pas aux "ordres venus d'en haut" !

mercredi 16 mars 2011

phénomène de criticité inqiuiétant

criticité La fusion des éléments combustibles, non refroidis, a entrainé un phénomène de critité qui peut aller jusqu'à l'explosion. Il interdit l'accès dans l'enceinte du réacteur sous peine de mort certaine. La masse de combustible, de 111 tonnes dans les réacteurs, est probablement très supérieure dans la piscine de stockage du réacteur 4, qui s'est asséchée et monte en température. Contrairement aux affirmations, les réacteurs Français, de construction différente (pressurisés au lieu de bouillants), émanent tout de même d'une même technologie (réacteurs à eau légère) et doivent donc être sérieusement réévalués. Le plus anciens, Fessenheim mériterait l'arrêt comme son homologue allemand.

mardi 15 mars 2011

Réaction brève

Bouillant A brénnilis, nous avions 30 000 crayons de 1kg. Quand l'un d'eux était vraiment percé, le réacteur était arrêté et nous montions, de jour comme de nuit pour l'extraire afin que la cuve du réacteur ne soit pas trop contaminée et ne rejette pas trop de produits de fission dans l'environnement.
Au japon, il i a l'équivalent de 111 000 de nos crayons, par réacteur, à "l'air libre". Ils vont pourrir tout l'environnement pendant des mois, des années .
Il y a des dégâts effroyables, probablement pour plusieurs générations.
A mon avis, le plus important est de préparer quelques mesures d'urgence : préparation d'un plan de secours alimentaire d'urgence et à moyen terme vers le Japon et l' évacuation des enfants et des personnes les plus démunies vers des régions non contaminées.
En France : renforcement immédiat du plan d'implantation de moyens de production d'énergies renouvelables. .

lundi 14 mars 2011

Japon : le scénario de l'horreur

combustible)
On croyait avoir connu le pire à Tchernobyl, on croyait que le mauvais état des centrales Soviétiques expliquait cet accident. Voila que le pays le plus équipé en matière de réponse aux calamités, le plus prévoyant, est victime du même scénario !
Malgré l'opacité propre au nucléaire, on distingue ce qui a pu se passer. D'abord un arrêt d'urgence qui semble s'être "assez bien passé". Les barres d'étouffement ont arrêté la réaction en chaine. Puis un accident sur les circuits de refroidissement, comme il s'en produit si souvent, qui devient incontrôlable. Ici, c'est le tsunami qui a détruit les diésels faisant fonctionner les pompes. Imparable, mais pas imprévisible. Très vite, trop vite, intervient la production d'hydrogène qui se concentre en poches susceptibles d'exploser d'un moment à l'autre et d'aggraver la situation. C'est ce qui s'était produit à Three Miles Island et à Tchernobyl.
Puis si le circuit n'est pas rétabli, le gainage des crayons explose et les pastilles de combustible qui commencent à fondre. Bien sûr la puissance décroit, mais les émissions des actinides continuent à faire monter la température et le combustible liquéfié s'écoule et échappe au "blocage" des barre de contrôle.
En fonction de l'enrichissement du combustible et de la forme du magma, on peut avoir une reprise de l'augmentation de puissance. C'est pour cela que les Etats Unis ont acheminé du bore ("absorbeur" de neutrons ) pour ralentir l'excursion qui se dessinait. Mais il semble que ça n'ai pas été suffisant et il a fallu se livrer à un balayage à l'eau de mer catastrophique. En effet le combustible n'est plus gainé et les produits de fissions, libres, sont entraînés vers la mer si une filtration, peu probable, n'est pas établie (j'ai lu de l'ordre de 1 000m3 par jour). Parallèlement des explosions de poches d'hydrogène se sont produites, rendant sans doute plus difficile le refroidissement et dispersant des produits radioactifs dans l'atmosphère .
Dans l'un des réacteurs, le cap du risque de criticité semble avoir été dépassé, mais dans les deux derniers, le risque semble persister. En cas de divergence du magma, c'est le phénomène d'explosion que l'on a connu à Tchernobyl qui peut se produire, avec dispersion des actinides dans l'atmosphère dans toute la planète, à des densités variables.
La courbe montre la décroissance d'un élément sorti du flux. Les 3 premiers jours (10 4 s) sont les plus dangereux, après 12 jours (10 6 s) cela se calme. Mais sous flux (cas d'une fusion, sans refroidissement, cela est beaucoup plus lent et plus aléatoire.
Les anciens du nucléaire et les écolos, qui ont bien étudié les risques, vivent avec inquiétude et compassion le calvaire des intervenant et de la population qui n'a pas semble-t-il encore compris l'ampleur du désastre. Les irresponsables continuent à dire cela n'arrivera jamais chez nous.

samedi 22 janvier 2011

Des centrales nucléaires off shore et incontrôlées !

La DCNS a l'expérience de la gestions des sous marins et veut donc suivre les Russes qui se proposent de faire des centrales nucléaires sur cargos. Les russes ont publié, à leur corps défendant, les accidents dont ils avaient été victime. Et les carcasses d'anciens sous marins à l'abandon qui polluent certains ports de l'ex URSS, témoignent des risques que l'on fait prendre à l'humanité tout entière. Pour que l'on puisse évaluer le degré de risques, il faudrait que la DCNS publie les accidents nucléaires qui se sont produits sur les sous marins. S'ils se lancent dans le nucléaire civil le secret défense doit être levé. Il faut aussi que l'interdiction de déclarer les accidents de contamination dont ont été victimes les sous mariniers soit levée. Ils doivent avoir le droit de se soigner et de protéger leur famille. Ces "centrales ambulantes" sont imaginées depuis des décennies par des ingénieurs irresponsables : il y a eu des projets de détournement de fleuves par bombes nucléaires, des mini centrales nucléaires pour le chauffage urbain, des centrales nucléaires de production d'hydrogène, etc. Mais jusqu'à présent, ces projets demeuraient confidentiels. Ce qui est nouveau dans ce projet fou, c'est que la presse publie comme s'il s'agissait d'une nouvelle usine métallurgique sans aucun problème ! Qui plus est les communiqués de protestation des associations de sauvegarde de l'environnement qui ont été censurés ! C'est la nouvelle démocratie ! L'horreur !

vendredi 26 novembre 2010

Brénnilis, appel à témoins

Brennilis-doc.jpgCe matin, vendredi 26 novembre 2010, un ancien collègue de Brénnilis, habitant Landeleau m’a appelé. Il est gravement malade, il a de grandes difficultés à se déplacer depuis plusieurs années : Opération de la prostate, dérèglements digestifs avec une poche stomatique. Il a une plaie qui ne se referme pas, due à une » colite micro isotopique ». Les médecins ne peuvent donner une origine à ces « dérèglements ». Le copain souhaiterait avoir son dossier médical nucléaire, il est presque certain que le mal provient d’une forte irradiation qu’il a reçue au cours d’une intervention sur les échangeurs à Brénnilis.

Ceux là même que le nouveau directeur de la centrale dit ce matin, dans la presse, pouvoir démonter sans difficulté dès qu’il recevra l’autorisation. Ce n’est pas lui qui prendra les doses

Je me souvient de cette opération, elle m’avait marqué : on m’avait appelé pour me demander de « fournir » les 3 mécaniciens de mon équipe. « Le service mécanique est à bloc de dose, il faut les appuyer ». 10 minutes chacun. A cette époque on « avait le droit » de prendre jusqu’à 3 rems trimestre . Nous avons partagé les 30 minutes à 7, cela faisait moins pour les 3 mécanos. Je me souviens de cette putain de bride usée par une fuite de CO2 qu’il fallait roder le plus efficacement possible, dans un tuyau, harnaché, en portant un masque, avec la source à hauteur de la tète. La dose prise n’avait « posé aucun problème » (le film de mesure était sur la poitrine, ça faisait moins de dose). Mon médecin avait aussi demandé mon dossier médical il y a quelques années, il n’a jamais reçu de réponse, contrairement à la Loi. Sa lettre a du être perdue… J’ai promis d'aider l'ancien collègue à retrouver son dossier et à témoigner si nécessaire. Peut-être d’autres collègues pourront l’aider aussi ?

lundi 12 octobre 2009

DECHETS, LE CAUCHEMAR DU NUCLEAIRE

 Les manifestants de Colmar avaient eu bien raison en symbolisant les dangers du nucléaire par des boites, représentant les fûts déversés dans la mer ou stockés en silos.
Le livre accompagnant le film qui passe demain soir (mardi 13 octobre) sur Arte (20h45 - à ne pas rater), donne le chiffre équivalent aux rejets annuels à la Hague : 33 Millions de fûts de 200 l. ! (p.118): un fût toutes les secondes.
Les centrales rejetant 15 fois moins chacune, cela fait tout de même un fût toutes les 15 secondes (multiplié par 58).Et si nous multiplions par 30 ans, même en mettant un correctif dû à la taille de Fessenheim, le Rhin, à la hauteur de Colmar serait bloqué par les fûts.
Les produits radioactifs décelés par « sortir du nucléaire » à Brénnilis ne font que visualiser ces rejets qui décantent en aval des centrales. Si l’on peut faire des prélèvements, on trouvera les mêmes ordres de grandeur après chaque centrale.
Ces produis sont cancérigènes : tout produit radioactif génère des mutations cancérigènes (SCPRI 1990). Notre organisme en détruit heureusement la plus grande partie, mais certaines « persistent » et, de plus,nous n’avons pas tous le même nombre de « cellules tueuses »
Reste à définir les risques, et donc les normes "acceptables".
Comme aucune étude n’est faite, ou tout au moins publiée, le principe de précaution conduit à demander l’arrêt du retraitement et des rejets, et par suite des centrales.

nota : Pour ceux et celles qui veulent des compléments d’information : faire « tritium » sur un moteur de recherche, puis cliquer sur « controverses sur le tritium ». Vous y trouverez « c’est grave docteur » un articles de médecins de l’associations française pour la prévention de la guerre nucléaire, démontrant le manque de sérieux du calcul actuel. Et aussi les liens suivants : La gestion d’un site,américain (Savanah River) contenant de déchets nucléaires, qui montre qu’il vaut mieux suivre de près les choix de démantèlement. http://resosol.org/InfoNuc/accidentsnucleairesBelbeoch.html Et la liste des catastrophes avouées déjà intervenues http://www.ieer.org/ensec/no-28/no28frnc/srs.html Bon courage !

mercredi 19 novembre 2008

Brénnilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre

démantèlementBrigitte Chevet a réalisé un documentaire, remarquable, de 53 minutes, sur les difficultés du chantier de déconstruction du site des Monts d’Arrée à Brennilis. Le film a été projeté sur France 3 Bretagne samedi 15 novembre. Ce réacteur à eau lourde, construit dans les années 60, a divergé en 1966 et fonctionné à 80% de sa puissance nominale (75 Mwhe) entre 1971 et 1985. Mais les 6,235 Milliards de Kw. qu’il a produits en 14 ans ne correspondent qu’à 6 mois de fonctionnement d’une centrale actuelle (1600 mwhe)… Ce film, remarquablement construit, fait bien ressortir la beauté du paysage des Monts d’Arrée, pose sans parti pris les problèmes, captive les spectateurs et suscite un grand nombre de questions et de remarques. Il a été projeté de nombreuses fois dans le cadre du « mois du doc. » organisé en novembre par l’association Daoulagad Breiz . Brigitte Chevet m’ayant demandé de témoigner en tant « qu’ancien de la centrale », je l’ai accompagnée. Chantal Cuisnier, représentant « sortir du nucléaire à l’observatoire a aussi apporté ses connaissances importantes du dossier. Nous avons tenté de répondre de notre mieux à des questions parfois pointues. Notre but est uniquement de faire en sorte que la population soit mieux informée. Tout en y ajoutant le souhait que le chantier de déconstruction de la cuve du réacteur, fortement active, du béton l’entourant et des échangeurs de chaleur, se fasse dans des conditions acceptables pour les intervenants et sans risque pour l’environnement, dans l’immédiat et dans les années à venir. Le mauvais procès qui nous est fait sur des atteintes éventuelles à l’emploi est visiblement « téléguidé ». Les personnes qui protestent font partie des 40 permanents qui maintiennent, heureusement, le réacteur en situation de sécurité et assurent l’entretien. Elles n’ont donc pas subi de préjudice et, au contraire, l’échéance programmée de leur départ a été reculée. Les ouvriers des chantiers, qui vont de centrale en centrale, en fonction de la demande, ont un statut précaire contre lequel j’ai protesté, à de nombreuses reprises, avec mes collègues syndiqués. Nous étions souvent peu nombreux. Si les autorisations légales sont données, ils reviendront sur le chantier. Il est tout de même normal qu’EDF respecte la Loi comme toute entreprise. Son chantage à l’emploi, par personnes interposées est tout simplement odieux. Nous n’avons aucun pouvoir dans ce domaine. Curieusement, EDF, pourtant condamnée par le Conseil d’Etat pour son manque d’information du public, a refusé de participer aux débats suivant la projection. Nous y avons aussi rencontré peu d’élus. L’enquête publique qui aura lieu en 2009 permettra à chaque partie de s’exprimer sur le sujet. Les projections du film en public sont suivies d’un débat convivial, devant 60 à 100 personnes. Pendant les débats, le manque d’information, qualifié « d’omerta » par de nombreuses personnes, jette le doute sur les réels dangers entraînés, par le chantier en particulier, et par le nucléaire en général. Bien que connaissant bien les conditions de travail dans ce domaine, j’ai moi aussi été surpris par la gestion du chantier, découverte dans le film. Le Directeur nous parle de « travail robotisé » et on découvre sur des images tournées en 2006, des conditions de travail moins bonnes que celles des années 60, mêmes si les outils électroniques de contrôle se sont beaucoup améliorés. Le débat fait aussi ressortir la nécessité d’un contrôle extérieur indépendant. La CRIIRAD mise en place par la population à Valence, près des centrales de la vallée du Rhône et l’ACRO à Cherbourg, près de la Hague, ont fait des analyses autour du site et trouvé une contamination radioactive due à la centrale. Mais la CRIIRAD n’a pas été autorisée à entrer sur le site et n’a pas pu faire des analyses sur le tritium, faute de moyens financiers suffisants. Il faut espérer que la « CLI » qui va être mise en place sous la responsabilité du Conseil Général du Finistère, pour remplacer l’observatoire, aura à cœur de permettre une information objective de la population. Qu’elle publiera les études déjà faites, comme les résultats des sondages du BRGM, et demandera les moyens nécessaires à toutes les investigations préalables. Pour terminer par une note d’humour, j’indique que l’information d’Ouest France indiquant, par deux fois en des endroits différents (copié-collé ?) que j’ai été sous-directeur est fausse.

Michel MARZIN

dimanche 30 décembre 2007

Comment traiter nos ordures ménagères

un exemple de méthanisationNon à la méga décharge de Plourin


La lutte de l’ADPNP de Plourin contre la Méga décharge Véolia est très proche de ce que les Verts défendent depuis de nombreuses années : s’opposer à ce que les déchets deviennent une source de profit et empoisonnent la vie des riverains des aires de stockage ou des incinérateurs.

Lire la suite...

- page 1 de 2