Canton de Morlaix : L'ECOLOGIE, A GAUCHE

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vendredi 12 mars 2010

LE PORT DE MORLAIX A L'ABANDON

portMx3.pngTout comme le battement d’un papillon peut faire naître un cyclone, l’ouverture d’une porte d’écluse du port de Morlaix peut créer une inondation de la Place des Otages. C’est ce qui s’est passé pendant les fortes pluies, la semaine dernière. La cause en est bien connue : dans les années 70, après une inondation de la ville, les gros travaux effectués auraient dû permettre d’absorber jusqu’à 60 m3/secondes au lieu de 40 m3/secondes précédemment. Pour faire ces travaux (10 Millions de francs 70), la commune a asséché … ses finances.Mais les inondations se sont reproduites pour des débits qui auraient dû passer, ou causer des dégâts limités. La cause en est simple : la ville, propriétaire des rivières avait agi, mais l’Etat, propriétaire du port, avait uniquement réparé les vannes sans en augmenter le débit (environ 40 m3/seconde). Quand les crues des rivières dépassent ce débit, ce sont les portes des écluses (un peu trop hautes) qui servent de seuil, et l’ouverture des vannes de fond pour accélérer le débit et limiter les inondations ne sert à rien.
Aujourd’hui, le propriétaire du port est Morlaix communauté. Une étude sur le port étant en cours, j’ai signalé une nouvelle fois le problème (devoir de mémoire). Hier soir une réunion faisait un point d’étape je suis donc allé voir. A ma question sur les vannes du port, il m’a été répondu que ça n’était pas compris dans l’étude. Mais un passage voitures au dessus du bassin le serait!. L'esquisse que j'ai vue, pas très développement durable, devrait nous permettre de concourir pour prix international UBU 2010, que nous avons déjà gagné de haute lutte en 2009. Chacun trouve sa célébrité où il peut !.
C’est mon avis. Pour donner le vôtre, il vous faudra attendre que l’autorisation de communiquer soit donnée. Ce n’est pas encore le cas, Je vous ai donc uniquement mis l’eau à la bouche. En attendant, n’oubliez pas qu’on a les élus qu’on mérite, allez voter dimanche ! Les crédits contre les inondations font partie des compétences du Conseil Régional. Michel MARZIN – ancien conseiller communautaire.

samedi 2 janvier 2010

Une meilleure année pour les nouveaux lépreux !

Un billet un peu pessimiste pour démarrer l'année, mais la vague de froid qui démarre doit nous rappeler que derrière une envie de fête bien légitime, il existe une souffrance qu'il est souvent possible d'atténuer facilement. :
Personne n’en veut : ça fait tâche, ça dévalorise le quartier. Il faut les cacher, les chasser si nécessaire.
Leur problème est connu mais on ne le nomme pas. Je l’appellerais « le syndrome du rejet ». En effet, quand ils consultent, les médecins les rejettent après quelques heures d’observation : le patient ne reconnaît pas sa maladie et ne souhaite pas évoluer.
La majorité des travailleurs sociaux, après avoir traité le corps médical de « spécialistes des malades guéris », les rejette aussi puisqu’ils refusent d’adhérer à « un projet de vie ». Les bourgeois se comportent en bourgeois, et les victimes du syndrome rejettent tout en bloc, elles souffrent en silence.
Elles suivent pourtant un double traitement efficace : un analgésique puissant, naturel et bien toléré malgré ses effets secondaires connus, et un accompagnement psychologique canin efficace.
Que leur manque-t-il pendant les grands froids ?. Il leur faut un toit tout simplement, une bicoque pas trop vitrée, pas trop chauffée, avec un mobilier solide, facile à nettoyer, mais sans voisins proches et pas trop loin des « bistrots conviviaux ». Ça ne coûte pas cher.
Cela est-il faisable ?. Oui, facilement : il y a des centaines de mètres carrés désaffectés « en friche » qui répondent au besoin. Il suffit de trouver un volontaire qui ouvre le soir, fait chauffer un peu de soupe et revient fermer le lendemain matin après avoir fait le ménage.
Pourquoi les élus ne gèrent-ils pas ? Yvon me dit avec son sourire inaltérable « je te soutiens sans problème », René ajoute « ma ne goust sort ebet, mad eo evidon », Jacques suit « l’autogestion m’a toujours tenté, vas-y ».Agnès, occupée à surveiller ses grilles répugnantes, a peu de temps entre deux voyages à Paris, mais c’est pourtant elle qui détient la clef (au sens propre) puisqu’elle est présidente es qualité du conseil d’administration de l’hôpital où se trouvent les locaux adaptés, vides et disponibles.
C’est la seule solution selon les ONG, qui recensent jusqu’à 30% d’évolutions positives après cette marque de sollicitude.
Je veux bien servir de guide et sonder les bonnes volontés.
Bloavezh mat!

jeudi 10 décembre 2009

Guy Hascoët demande le rejet de l'enquête sur le démantèlement de Brénnilis

enquête BrennilisCe matin, Guy Hascoët, tète de liste de Europe Ecologie Breizh est allé à Loqueffret déposer ses conclusions demandant le rejet du dossier EDF pour le démantèlement accéléré du coeur de la centrale de Brénnilis. Ci après le texte déposé:

Le démantèlement : la partie immergée de l’iceberg

Depuis quarante ans, on entend dire que l'ensemble du cycle industriel du nucléaire est parfaitement maîtrisé, y compris la gestion des déchets et le démantèlement des centrales. Mais il faut bien le constater à la lecture du dossier de consultation : bien des zones de flou demeurent. Bien entendu, je ne peux qu'être favorable à la disparition de cette verrue plantée au milieu du paysage qu’est désormais le dôme du réacteur, surtout dans ce magnifique site de Brennilis. Mais le démantèlement ne doit pas se faire dans la précipitation et il ne doit pas se faire en mettant en danger la sécurité des personnes. Je souhaite donc exprimer une série d'observations et d'interrogations.

1. Dans l'hypothèse proposée par l'industriel, les habitants, les travailleurs ainsi que l'environnement sont inutilement exposés à un risque élevé Il est par exemple impensable que 10 000 tonnes de matériaux radioactifs soient mis en circulation sur les routes sans que l’on sache précisément comment ils vont être transportés. Comment être certains que des éléments semi liquides ou semi solides ne laisseront échapper aucune radioactivité sur les trajets ? La question des conditions de travail des personnels des sociétés sous-traitantes qui interviennent sur les réacteurs du parc français doit aussi être posée. Le phasage des opérations envisagé par EDF implique d'exposer ces personnes à des degrés de radiation très élevés. Quelle raison valable est apportée qui justifie de mettre ces salariés ainsi en danger ? A la lecture du dossier, ces questions restent sans réponse. Mais nous avons des certitudes. Ce dont on est sûr, c'est que la centrale de Brennilis a causé par le passé des pollutions radioactives dans son environnement immédiat et dans la nappe phréatique, sans que les habitants en soient informés. Si le démantèlement était engagé demain, il est certain que les risques d'irradiation et de contamination monteraient en flèche. Les avantages et inconvénients d'un scénario de démantèlement différé doivent donc être examinés sérieusement. Dans tous les cas, la sécurisation du site pourrait passer par la création d'un bassin de décantation pour limiter les risques de contamination de l'environnement.

2. Où et dans quelles conditions seront stockés les déchets ? Les destinations des différents déchets restent une inconnue. Pour les déchets de faible activité des stockages en plein air sont actuellement pratiqués dans deux sites à l’est de la France. A l’heure où nos déchets sont retrouvés stockés en plein air à proximité de zones d’habitat en Russie, la question du devenir des déchets ne saurait donc être traitée de façon hasardeuse. C'est pourtant bien le sentiment qui prévaut à la lecture du dossier. Les 10 000 tonnes de déchets radioactifs qui seront produits par le démantèlement de la centrale de Brennilis ne semblent pas avoir à ce jour de destination connue, le site de l’Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés (ICEDA) n'étant pas encore sorti de terre. Une réponse crédible doit être apportée de toute urgence à cette question cruciale.

3. Quel sera le vrai coût du démantèlement ? Le dossier proposé ne comporte pas suffisamment d'informations sur le coût du démantèlement. Cependant, les prévisions évoquées de deux milliards d’euros au total permettent de souligner que l’opérateur retient les hypothèses hautes de coût de démantèlement du parc, rejoignant en cela les prévisions de nos voisins (Royaume-Uni ou Allemagne). Un tel coût pour un réacteur de 70MW augure mal du dossier global de la gestion de tous les réacteurs nucléaires français en fin de vie. Il serait nécessaire que le dossier confirme par ailleurs l'engagement de l'exploitant à assumer l'intégralité du coût du démantèlement.

4. Que cache la précipitation coupable dans laquelle l'industriel entend mener le démantèlement ? La solution retenue dans le dossier de mener le démantèlement sous 10 ans s'explique vraisemblablement par la volonté de l'industriel de pouvoir convaincre des clients potentiels que la totalité du cycle industriel d'une centrale est maîtrisé, démantèlement y compris. Il semble donc que la poursuite d'intérêts commerciaux soit privilégiée aux dépends des garanties en termes de santé publique, de sécurité des travailleurs et de préservation des écosystèmes. Par ailleurs, les propos entendus en réunion publique, affirmant qu’EDF bénéficie d’un retour d’expérience aux Etats-Unis sur le démantèlement de plusieurs réacteurs de taille importante, ne sont pas de nature à assurer que l'industriel dispose de savoir-faire confirmés dans le domaine. Cette opération de déconstruction est bien une première. La prudence voudrait donc que le site comme les habitants soient protégés en priorité et que le démantèlement ne soit entrepris qu'une fois établie une vision claire et partagée d’un chantier dont les risques ne peuvent être laissés à l’improvisation. Par conséquent, il est indispensable que l'industriel propose un nouveau phasage des opérations qui permette de garantir un risque minimum.

5. L'information donnée sur le projet manque cruellement de transparence Pour anticiper et réduire les risques, la transparence totale sur l’ensemble des donnés recueillies est un impératif. Or, à la lecture du dossier présenté par l'industriel on peut constater que les conditions de stockage, le suivi des aquifères, l’évaluation des rayonnements alpha, bêta, gamma sur le site sont laissés à la seule appréciation des autorités nucléaires elles-mêmes. On connait pourtant leur grande culture de transparence, le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) en tête, puisqu'il est impliqué dans tous les épisodes de mensonges liés à la filière nucléaire. La Commission Locale d’Information dresse les mêmes constats et pour autant donne un avis favorable… comme d’habitude le chèque en blanc semble l’attitude retenue par les responsables qui y siègent. Il est indispensable que les collectivités locales puissent disposer d’un suivi indépendant de l'ensemble du projet de démantèlement.

En conclusion : ÿ Je m'associe donc aux habitants et aux associations pour demander l'organisation d'un grand débat public sur l’opportunité d'un démantèlement complet immédiat, et au-delà d'un débat national sur la question plus générale du démantèlement des centrales nucléaires.

ÿ Pour permettre un tel débat dans la sérénité, je demande à la Commission d'enquête de rendre un rapport défavorable à l'autorisation de démantèlement de l'installation nucléaire du site des monts d'Arrée à Brennilis.

ÿ Enfin, je demande qu'un nouveau dossier de consultation soit constitué, qui présente en détail des scénarios alternatifs au démantèlement immédiat, afin que tous aient accès aux mêmes informations dans la transparence.

Dossier déposé le jeudi 10 décembre 2009 à la Mairie de Loqueffret.

  Guy Hascoët

Tête de liste d’Europe Ecologie Bretagne Ancien Ministre

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vendredi 16 octobre 2009

La CLI de Brénnilis : une parodie de démocratie

 Le 14 octobre 2009, Le Président de la CLI organisait une réunion publique à Loquéffret en préalable à l’ouverture de l’enquête publique qui se tiendra du 27 octobre au 27 novembre 2009. Le résultat de cette enquête est visiblement déjà connu des promoteurs: il devrait être favorable. L’entreprise a déjà été désignée par EDF et le planning des travaux a été décliné, le financement est « sécurisé » Hier soir la salle était essentiellement composée d’acteurs qui avaient préparé leur rôle et leur moment d’intervention . Même les représentants de salariés et des syndicats intervenaient sur ordre et toujours dans un sens très favorable. On comprend mieux que 4 associations aient déserté les réunions de la CLI et que peu d’élus se soient déplacés de peur qu’on ne les mouille dans cette mauvaise parodie. Le dossier de présentation a été publié et validé en juin 2009. 1900 pages que personne n’a lues entièrement : il y a de nombreuses « redites ». Une grande partie est sans intérêt et surtout il y manque l’essentiel : Un document déclinant un processus, sans aucune valeur de contamination des circuits, sans schéma des pollutions du sous sol et aucun débit de dose autour du coeur. Le démontage d’une laiterie en quelque sorte. Toujours la même méthode : on sait travailler, on a les moyens, faites nous confiance !

Il y a eu tout de même quelques « couacs » : - Un élu local, membre de la CLI, a fait remarquer que, malgré ses efforts, il avait du mal à s’y retrouver dans ce dossier. Il demandait des compléments d’informations et un délai supplémentaire puisqu’il n’aura que 3 jours pour analyser les résultats de l’enquête avant de se prononcer dans le cadre de la CLI. C’est une tâche qu’il est impossible de faire sérieusement.  -
Deux associations (AE2D et Sortir du Nucléaire) ont demandé que la commission Nationale de Débat Public soit saisie (loi dite Barnier pour les projets supérieurs à 40 Millions d’Euros). Le secrétariat du débat serait alors assuré par le ministère de l’environnement pour éviter que le maître d’œuvre ne soit juge et partie. Ce qui s’est passé à Loqueffret ne peut que leur donner raison. Un recours en justice est en cours.
- Une association demande pourquoi on ne lui a pas fourni le document d’état des lieux rédigé après l’arrêt du réacteur. Réponse « on ne le trouve pas ». Sauf qu’en début de réunion le représentant d’EDF a indiqué : « on traitera les traces de pollution chimique et biologique, on les connaît. On va creuser à –20 mètres ». Il a donc le dossier, mais ne veut pas le transmettre aux élus de la CLI.
- La station de Traitement des Effluents (STE) va aussi être déconstruite et assainie sans problème. Sauf que la STE devait être la première à disparaître dans les années 90. Elle est toujours là, sous perfusion (on rejette les effluents dans le lac pour que les traces ne soient pas décelables dans l’Ellez – cela ne s’appelle plus « rejets liquides», puisqu’ils sont interdits, mais « rabattement »). Aucune explication sur ces 20 années de galère puisque la situation est « sous contrôle ».
- Etc., etc.

Une parodie stalinienne de la démocratie, montée par EDF, acceptée et coproduite par les services de l’Etat, et, surtout, présidée et couverte par le Parti Socialiste, largement majoritaire à la CLI et au Conseil Général. Il défend ouvertement le nucléaire, mais jusqu’où peut-il aller dans ce déni de démocratie en pleine campagne électorale où il a un besoin évident de l’appui des écologistes ? Quelle est l’analyse de ces derniers sur cette procédure ?

lundi 12 octobre 2009

DECHETS, LE CAUCHEMAR DU NUCLEAIRE

 Les manifestants de Colmar avaient eu bien raison en symbolisant les dangers du nucléaire par des boites, représentant les fûts déversés dans la mer ou stockés en silos.
Le livre accompagnant le film qui passe demain soir (mardi 13 octobre) sur Arte (20h45 - à ne pas rater), donne le chiffre équivalent aux rejets annuels à la Hague : 33 Millions de fûts de 200 l. ! (p.118): un fût toutes les secondes.
Les centrales rejetant 15 fois moins chacune, cela fait tout de même un fût toutes les 15 secondes (multiplié par 58).Et si nous multiplions par 30 ans, même en mettant un correctif dû à la taille de Fessenheim, le Rhin, à la hauteur de Colmar serait bloqué par les fûts.
Les produits radioactifs décelés par « sortir du nucléaire » à Brénnilis ne font que visualiser ces rejets qui décantent en aval des centrales. Si l’on peut faire des prélèvements, on trouvera les mêmes ordres de grandeur après chaque centrale.
Ces produis sont cancérigènes : tout produit radioactif génère des mutations cancérigènes (SCPRI 1990). Notre organisme en détruit heureusement la plus grande partie, mais certaines « persistent » et, de plus,nous n’avons pas tous le même nombre de « cellules tueuses »
Reste à définir les risques, et donc les normes "acceptables".
Comme aucune étude n’est faite, ou tout au moins publiée, le principe de précaution conduit à demander l’arrêt du retraitement et des rejets, et par suite des centrales.

nota : Pour ceux et celles qui veulent des compléments d’information : faire « tritium » sur un moteur de recherche, puis cliquer sur « controverses sur le tritium ». Vous y trouverez « c’est grave docteur » un articles de médecins de l’associations française pour la prévention de la guerre nucléaire, démontrant le manque de sérieux du calcul actuel. Et aussi les liens suivants : La gestion d’un site,américain (Savanah River) contenant de déchets nucléaires, qui montre qu’il vaut mieux suivre de près les choix de démantèlement. http://resosol.org/InfoNuc/accidentsnucleairesBelbeoch.html Et la liste des catastrophes avouées déjà intervenues http://www.ieer.org/ensec/no-28/no28frnc/srs.html Bon courage !

dimanche 11 octobre 2009

Fessenheim : un incident majeur a eu lieu en 2004

resines2.jpgJ’ai lu la semaine dernière dans « DNF », page 3, que le 24 janvier 2004, 300 litres de résines étaient « passées » à l’intérieur du réacteur N°1.
Cela m’a rappelé un mauvais souvenir : le même incident s’est produit à Brénnilis et a empoisonné la vie des agents ayant en charge ces circuits.
En effet il s’agit d’un incident majeur : les résines (des granulés chimiques permettant de régénérer l’eau) ont un diamètre allant de la poussière au granulé de quelques millimètres. Elles se glissent dans tous les interstices selon la Loi de Murphy sur les objets inanimés (dite aussi la loi des emmerdements maximum). On n’est jamais certain d’avoir tout éliminé !
Elles sont donc susceptibles de bloquer une ou plusieurs barres lors d’un ordre d’arrêt d’urgence, ce qui est un risque majeur pour un réacteur nucléaire.
D’où l’arrêt de 5 mois pour nettoyer les circuits.
A Brénnilis, malgré un long nettoyage identique, il est toujours resté des traces de ces résines et l’épée de Damoclès n’a jamais été supprimée.
La seconde retombée, tout aussi insidieuse, s’est produite sur le personnel : Les agents ayant ce circuit en charge ont voulu « effacer » les traces de leur erreur, ou celle de leur collègue ayant commis la gaffe. Il sont donc intervenus dans des conditions « limites ». A Fessenheim, il y a aussi eu 7 personnes contaminées et une série « d’entorses à la procédure ».
A Brénnilis on peut constater, plusieurs dizaines d’années plus tard, que les agents de ce service ont été touchés par une mortalité fortement accrue.
Aucune enquête n’a été diligentée, personne n’ayant porté plainte. C’est pourquoi j’ai utilisé le titre d’incident majeur, bien que l’autorité de sûreté ait autorisé le redémarrage.

mercredi 7 octobre 2009

DERIVES DU SERVICE PUBLIC A COLMAR

__Des agents commettent un délit pénal !

 Les agents du service public doivent connaître, respecter et appliquer la Loi. Leur intervention doit être contrôlée par des textes écrits précisant le cadre de leur intervention et ils doivent les citer lorsqu’ils agissent. Hors le samedi 3 octobre, à COLMAR, vers 16 heures, à la fin de la manifestation demandant la fermeture des réacteurs nucléaires de FESSENHEIM, des fonctionnaires de police enlevaient les marques antinucléaires et faisaient enlever les badges des personnes qui sortaient de l’enceinte dévolue à la manifestation. Ils les mettaient directement à la poubelle sans donner de reçu pour les objets confisqués. Aux protestations des personnes, ils répondaient uniquement « on exécute les ordres, circulez ». Lorsqu’il s’agissait de personnes jeunes, ils effectuaient en plus un contrôle d’identité. Tout cela sans référence à un texte présenté ou affiché. Il s’agit d’une infraction caractérisée à la liberté d’expression (loi de 1901, inscrite dans la constitution) et donc d’un délit pénal !

jeudi 25 juin 2009

La nouvelle politique sociale de la municipalité de Morlaix

soutienLa politique de "l'ordre public", y compris à l'encontre des population marginalisée s'accentue à Morlaix. Ce matin, Michel Le Saint a été auditionné au commissariat et le délit de "dégradation des biens publics" lui a été signifié. De plus, comme il a refusé le fichage génétique, deux autres délits lui ont été ajoutés pour refus d'obtempérer. Il s'agit donc pour la municipalité de l'engagement d'un bras de fer pour "capitaliser" le soutien du "courant défenseur de l'ordre public". Cette "politique sociale" est construite au détriment des plus démunis à qui on ôte le droit de se réunir dans des lieux conviviaux comme "Morlaix plage" ou "l'arbre à palabres". Cette mise à l'index accentue leur gosses difficultés sociale et leur marginalisation. Il y a heureusement d'autres courants pour le traitement de cette marginalisation.sortie du com Leur reconnaissance et la mise en relation avec les soins, la mise à disposition de moyens élémentaires d'hygiène, la reconstitution des aides minimales comme le droit au logement et à une alimentation plus équilibrée sont la base de ces alternatives. Ce choix ne peut être mis en oeuvre que si le contact a lieu et s'il est maintenu. Ce n'est plus le cas à Morlaix. Le lieu de rencontre a vu ses contacts de 300 par mois à 30 ! Les statistiques de suicides, plus élevées dans la région, ne sont plus publiées. Le comité, qui a demandé une rencontre avec la municipalité sur sa politique sociale, a décidé de continuer le démontage des grilles chaque premier samedi du mois jusqu'à ce que une rencontre sur le sujet ait lieu. Prochain rendez vous le samedi 4 juillet à 11h30.

Michel MARZIN

lundi 8 juin 2009

Il y a des jours plus verts que d'autres !

Les résultats des élections sont favorables, ne nous plaignons pas ! pour autant, il faut garder la tète froide : 58% d'abstention ça fait mal.
D'autant plus que ce sont les habitants des HLM, ceux que nous souhaitons représenter, qui sont restés à la maison, malgré le mauvais temps. Nous avons non seulement à clarifier notre communication, mais à revoir notre copie de propositions. Il faut avoir le courage de pointer nos insuffisances.
Nos partenaires et alliés nous tendent toujours le même piège : soyons unitaires, reconstruisons la "Gauche". Ils oublient seulement de préciser en quoi elle consiste ! Nous avons tout de même un signal : l'émission d'Antenne 2 (HOME) a été scandaleuse. Pourquoi ? : elle a dit la vérité ?
Quant à la droite, elle reste claire : elle a à nouveau fait fermer une espace abrité de la pluie par un arbre, où se réunissaient "les marginaux". C'est plus propre comme ça, disent-il. De ce coté là, le clivage est clair et les actions à venir aussi.
Du pain sur la planche. Avez vous des réactions ?

mercredi 19 novembre 2008

Brénnilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre

démantèlementBrigitte Chevet a réalisé un documentaire, remarquable, de 53 minutes, sur les difficultés du chantier de déconstruction du site des Monts d’Arrée à Brennilis. Le film a été projeté sur France 3 Bretagne samedi 15 novembre. Ce réacteur à eau lourde, construit dans les années 60, a divergé en 1966 et fonctionné à 80% de sa puissance nominale (75 Mwhe) entre 1971 et 1985. Mais les 6,235 Milliards de Kw. qu’il a produits en 14 ans ne correspondent qu’à 6 mois de fonctionnement d’une centrale actuelle (1600 mwhe)… Ce film, remarquablement construit, fait bien ressortir la beauté du paysage des Monts d’Arrée, pose sans parti pris les problèmes, captive les spectateurs et suscite un grand nombre de questions et de remarques. Il a été projeté de nombreuses fois dans le cadre du « mois du doc. » organisé en novembre par l’association Daoulagad Breiz . Brigitte Chevet m’ayant demandé de témoigner en tant « qu’ancien de la centrale », je l’ai accompagnée. Chantal Cuisnier, représentant « sortir du nucléaire à l’observatoire a aussi apporté ses connaissances importantes du dossier. Nous avons tenté de répondre de notre mieux à des questions parfois pointues. Notre but est uniquement de faire en sorte que la population soit mieux informée. Tout en y ajoutant le souhait que le chantier de déconstruction de la cuve du réacteur, fortement active, du béton l’entourant et des échangeurs de chaleur, se fasse dans des conditions acceptables pour les intervenants et sans risque pour l’environnement, dans l’immédiat et dans les années à venir. Le mauvais procès qui nous est fait sur des atteintes éventuelles à l’emploi est visiblement « téléguidé ». Les personnes qui protestent font partie des 40 permanents qui maintiennent, heureusement, le réacteur en situation de sécurité et assurent l’entretien. Elles n’ont donc pas subi de préjudice et, au contraire, l’échéance programmée de leur départ a été reculée. Les ouvriers des chantiers, qui vont de centrale en centrale, en fonction de la demande, ont un statut précaire contre lequel j’ai protesté, à de nombreuses reprises, avec mes collègues syndiqués. Nous étions souvent peu nombreux. Si les autorisations légales sont données, ils reviendront sur le chantier. Il est tout de même normal qu’EDF respecte la Loi comme toute entreprise. Son chantage à l’emploi, par personnes interposées est tout simplement odieux. Nous n’avons aucun pouvoir dans ce domaine. Curieusement, EDF, pourtant condamnée par le Conseil d’Etat pour son manque d’information du public, a refusé de participer aux débats suivant la projection. Nous y avons aussi rencontré peu d’élus. L’enquête publique qui aura lieu en 2009 permettra à chaque partie de s’exprimer sur le sujet. Les projections du film en public sont suivies d’un débat convivial, devant 60 à 100 personnes. Pendant les débats, le manque d’information, qualifié « d’omerta » par de nombreuses personnes, jette le doute sur les réels dangers entraînés, par le chantier en particulier, et par le nucléaire en général. Bien que connaissant bien les conditions de travail dans ce domaine, j’ai moi aussi été surpris par la gestion du chantier, découverte dans le film. Le Directeur nous parle de « travail robotisé » et on découvre sur des images tournées en 2006, des conditions de travail moins bonnes que celles des années 60, mêmes si les outils électroniques de contrôle se sont beaucoup améliorés. Le débat fait aussi ressortir la nécessité d’un contrôle extérieur indépendant. La CRIIRAD mise en place par la population à Valence, près des centrales de la vallée du Rhône et l’ACRO à Cherbourg, près de la Hague, ont fait des analyses autour du site et trouvé une contamination radioactive due à la centrale. Mais la CRIIRAD n’a pas été autorisée à entrer sur le site et n’a pas pu faire des analyses sur le tritium, faute de moyens financiers suffisants. Il faut espérer que la « CLI » qui va être mise en place sous la responsabilité du Conseil Général du Finistère, pour remplacer l’observatoire, aura à cœur de permettre une information objective de la population. Qu’elle publiera les études déjà faites, comme les résultats des sondages du BRGM, et demandera les moyens nécessaires à toutes les investigations préalables. Pour terminer par une note d’humour, j’indique que l’information d’Ouest France indiquant, par deux fois en des endroits différents (copié-collé ?) que j’ai été sous-directeur est fausse.

Michel MARZIN

mercredi 26 mars 2008

MAINTENONS L'ENSEIGNEMENT DE QUALITE DANS L'ECOLE PUBLIQUE

Les propositions de carte scolaire pour la rentrée prochaine en primaire et maternelle, prévoient, dans le secteur de Morlaix, un nombre très important de fermetures : 2 à Morlaix (Jean Jaurès, et Poan Ben,) ainsi qu’une à Lanmeur, Plouezoc’h, Guerlesquin, Pleyber-Christ, Plourin les Morlaix, Roscoff, Saint Martin des Champs et Plougasnou. Du jamais vu !

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dimanche 30 décembre 2007

La politique des ports et mouillages de la baie de Morlaix

Une nouvelle fois le port de Morlaix est en difficulté. La politique de gestion des ports et mouillages de la baie, contrôlée par les marchands de béton, donne la priorité aux ports neufs de Roscoff et Plougasnou. Une solution ruineuse pour les collectivités et pour les petits plaisanciers.

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Comment traiter nos ordures ménagères

un exemple de méthanisationNon à la méga décharge de Plourin


La lutte de l’ADPNP de Plourin contre la Méga décharge Véolia est très proche de ce que les Verts défendent depuis de nombreuses années : s’opposer à ce que les déchets deviennent une source de profit et empoisonnent la vie des riverains des aires de stockage ou des incinérateurs.

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samedi 29 décembre 2007

LA MARGINALITE A MORLAIX

Les différents articles écrits sur les « marginaux » par des candidats aux cantonales, m’obligent à réagir, tant je suis choqué par leurs analyses et réactions sur ce sujet. Quand on revendique une responsabilité importante, l’ignorance qui transparaît est un handicap. Je n’ose croire qu’il s’agit de démagogie qui indiquerait une orientation politique plus extrême. Ils traitent la difficulté comme si elle était virtuelle et oublient la réalité: les « marginaux » sont des êtres humains, presque toujours malades, qui souffrent et souhaitent retrouver un vie «ordinaire» le plus rapidement possible !

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