portMx3.pngTout comme le battement d’un papillon peut faire naître un cyclone, l’ouverture d’une porte d’écluse du port de Morlaix peut créer une inondation de la Place des Otages. C’est ce qui s’est passé pendant les fortes pluies, la semaine dernière. La cause en est bien connue : dans les années 70, après une inondation de la ville, les gros travaux effectués auraient dû permettre d’absorber jusqu’à 60 m3/secondes au lieu de 40 m3/secondes précédemment. Pour faire ces travaux (10 Millions de francs 70), la commune a asséché … ses finances.Mais les inondations se sont reproduites pour des débits qui auraient dû passer, ou causer des dégâts limités. La cause en est simple : la ville, propriétaire des rivières avait agi, mais l’Etat, propriétaire du port, avait uniquement réparé les vannes sans en augmenter le débit (environ 40 m3/seconde). Quand les crues des rivières dépassent ce débit, ce sont les portes des écluses (un peu trop hautes) qui servent de seuil, et l’ouverture des vannes de fond pour accélérer le débit et limiter les inondations ne sert à rien.
Aujourd’hui, le propriétaire du port est Morlaix communauté. Une étude sur le port étant en cours, j’ai signalé une nouvelle fois le problème (devoir de mémoire). Hier soir une réunion faisait un point d’étape je suis donc allé voir. A ma question sur les vannes du port, il m’a été répondu que ça n’était pas compris dans l’étude. Mais un passage voitures au dessus du bassin le serait!. L'esquisse que j'ai vue, pas très développement durable, devrait nous permettre de concourir pour prix international UBU 2010, que nous avons déjà gagné de haute lutte en 2009. Chacun trouve sa célébrité où il peut !.
C’est mon avis. Pour donner le vôtre, il vous faudra attendre que l’autorisation de communiquer soit donnée. Ce n’est pas encore le cas, Je vous ai donc uniquement mis l’eau à la bouche. En attendant, n’oubliez pas qu’on a les élus qu’on mérite, allez voter dimanche ! Les crédits contre les inondations font partie des compétences du Conseil Régional. Michel MARZIN – ancien conseiller communautaire.