Zone FukushimaCe titre dans les quotidiens ce matin (23 déc.) pourrait faire croire que les réacteurs étant maintenant « refroidis », le risque diminue pour les habitants de la région de Fukushima. Un «coup de Com » réussi du lobby nucléaire.

En fait la nouvelle carte du zonage d’évacuation de Fukushima, pose à nouveau le problème des risques réellement subis par la population japonaise. Les unités physiques normalement utilisées pour tenter d’évaluer ces risques sont le Gray pour l’irradiation et le Becquerel pour la contamination. Or les doses sont presque toujours exprimées en Sievert, unité "virtuelle". Cela veut dire que l’on utilise des équivalences, sans donner les références des formules d'évaluation et des différents coefficients. On s’en tient presque toujours à la radioactivité et on considère que la contamination est négligeable. Cela a conduit, après Tchernobyl, à publier des bilans donnant une mortalité qui varie de quelques dizaines à un million de décès, par des organismes ayant des références scientifiques tout aussi sérieuses. Les principales victimes de ces controverses sont les enfants, qui sont beaucoup plus sensibles aux rayonnements et aux contaminations. On a encore en mémoire ces regards d’enfants Ukrainiens qui semblaient nous demander « qu’ai-je fait pour mériter ce châtiment ! ». Toutes ces batailles de physiciens sont ennuyeuses et nous zappons, laissant le champ libre aux truqueurs, mais surtout, nous accentuons notre propre risque puisque nous habitons la zone la plus nucléarisée au monde.