Rappel : La centrale de Brénnilis, construite en 1962, était un prototype industriel qui a produit 6,235 TW soit environ l’équivalent de 10 ans à pleine puissance. Connectée au réseau en 1967, elle est arrêtée en 1985.

Depuis le démantèlement est en cours.

Arrêté lui aussi en 2007.il a repris en 2011. Des centaines de M3 de terre contaminée ont été enlevé de l’ancien canal de rejets et transportés aux centre de stockage de Soulaines et de Morvilliers, dans l’aube, sans que la trace de la centrale soit totalement effacée. Les échangeurs de chaleur ont été découpés et sont expédiés eux aussi, par morceaux, au CIRES de Morvilliers, sans être décontaminés, et stockés entre deux couches de sable, sous contrôle pendant 30 ans pour être "remis à la nature dans 3 siècles.... La Station de Traitement des Effluents (STE) est en cours de démontage, après qu’un nouveau bâtiment ait été construit, pour que le sol soit assaini profondément.

Le « CIDEN », service de démantèlement des centrales EDF, a convenu qu’il ne recommencerait pas à travailler comme à Brénnilis et prépare une nouvelle procédure, sans doute adossée à des moyens plus élaborés, pour démanteler les 58 centrales qui vont arriver en fin de vie .

Rappelons que le projet de Lois sur le changement climatique qui sera votée cette année, prévoit de les remplacer en équivalence des 63 GW nucléaire existants, par d’autres centrales.

Le démantèlement a déjà coûté un demi milliard jusqu’à présent. La CLI (commission Locale d’Information) se réunit trop discrètement, à huis clos, sous la présidence du Conseil Général. Les élus ont la majorité absolue. Elle ne joue pas son rôle d’information et laisse à EDF les coudées franches pour ses transports, ses rejets dans le lac et ses enfouissements.

A la question évoquée à la dernière CLI a reçu des réponses surprenantes : EDF ne communique plus sur le coût. La phase 3 (démantèlement total) est remise a une date ultérieure et le « retour à l’herbe » reconnu impossible. Le site restera industriel, propriété EDF, « ad vitam æternam ».
Michel MARZIN