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Je cite les termes du communiqué de l'ASN :

"L'ASN considère que les conditions de sureté pour la poursuite des activités de démantèlement partiel du site des Monts d'Armée se sont révélées "en retrait".

Le 23 septembre 2015, un incendie est survenu sur le chantier de démantèlement des échangeurs, alors en phase finale de repli, et a été pris en compte dans le cadre du plan d’urgence interne du site. Le chantier de démantèlement des échangeurs et le chantier de démantèlement de la station de traitement des effluents sont interrompus depuis lors. L’ASN relève que les analyses préalables et la prise en compte spécifique du risque d’incendie pour la réalisation de ces phases d’activités étaient insuffisantes. L’ASN a demandé à EDF d’engager au plus tôt toutes les actions visant à revoir l’ensemble des dispositions organisationnelles et humaines mises en œuvre pour maîtriser les risques liés aux travaux par point chaud sur les chantiers de démantèlement. Le chantier d’assainissement et de démolition de la station de traitement des effluents a été interrompu à plusieurs reprises, notamment à la suite de la chute d’un matériel de tri des gravats. Par ailleurs, l’ASN a vérifié le respect, globalement satisfaisant, des engagements pris par EDF à l’issue de l’inspection réalisée en 2014 concernant la gestion de l’aire de déblais et le respect des conditions liées à la gestion des eaux contaminées sur le site. L’ASN a reçu le plan de gestion des terres situées sous l’ancienne station de traitement des effluents et attend qu’EDF lui soumette un nouveau dossier en vue du démantèlement complet de l’installation."

En langage courant cela veut dire que les consignes les plus élémentaires n’ont pas été respectées et que le chantier est « interrompu ». Pour autant le système de fonctionnement n’est pas remis en cause et doit reprendre dès que possible « pour ne pas prendre de retard".

Une attitude qui nous inquiète puisqu’il est demandé de prolonger de deux ans ce chantier, qui devait se terminer à la fin du mois, et de produire un projet de démantèlement total, sans donner d’appréciation sur les risques encourus par la population et par les opérateurs, par une telle méthode de travail.